mercredi 13 août 2014

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Négociations prévues entre Québec et le Chef et Conseil réélu sur l’implantation d’un accord historique de partage de revenus et de cogestion du territoire


(Kitiganik, Territoire Algonquin / le 14 août 2014) Suite à l'élection du 9 août 2014, le Chef Casey Ratt des Algonquins du Lac Barrière affirme ce qui suit : « Je souhaite transmettre, en mon nom et au nom du Conseil de bande, nos remerciements à tous ceux et celles qui ont participé aux élections. Je souhaite également exprimer notre reconnaissance pour le vote de confiance que représente ce nouveau mandat pour les membres du conseil et pour moi-même. Ce vote de confiance sera d’une aide importante dans la reprise de nos négociations Trilatérale avec les gouvernements du Québec et du Canada ».

Le gouvernement du Québec s’est engagé à reprendre les négociations sur les sept recommandations Ciaccia/Lincoln sur l'Accord Trilatéral de 1991 et l'Accord Bilatéral de 1998 le plus rapidement possible suivant les élections du 9 août dernier. Le Chef Ratt a ajouté : « Lors d’une récente conversation avec Geoffrey Kelley le ministre québécois responsable des Affaires autochtones, celui-ci a confirmé son intention d’aller de l’avant avec des négociations sérieuses sur les sept recommandations qui sont toujours en suspens ».

Ceci comprendrait, dans l’important secteur forestier, le recours permanent au régime, comme il en a déjà été question, des zones classées vertes, jaunes et rouges pour remplacer l’actuel système intérimaire insatisfaisant, litigieux et chronophage des Mesures d’harmonisation des opérations forestières avec notre mode de vie traditionnel.

Le Chef Ratt a conclu en soulignant que « notre intention a toujours été de travailler en harmonie et en coopération avec les principaux intervenants sur notre Territoire ancestral, tel que reconnu dans l’Accord trilatéral de 1991. Toutefois, il est essentiel que nos intérêts et l’intégrité de notre Territoire soient protégés à long terme et que nous recevons notre juste part dans la cogestion durable de nos ressources et les avantages économiques et d’une autre nature qui peuvent en découler ».

Les Chef et Conseil du Lac Barrière rencontreront les membres de la communauté qui manifestent présentement contre les opérations forestières à l’intérieur du territoire visé par l’Accord trilatéral pour aborder les enjeux dans le cadre de l’Accord Trilatéral et les Mesures d’harmonisation.

Les Chefs et Conseil rencontreront aussi les représentants des compagnies forestières touchées ainsi que le gouvernement du Québec, le tout dans une volonté de résoudre pacifiquement ce conflit.

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Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter:

Chef Casey Ratt (anglais) cellulaire : (819) 441-8002

Norman Matchewan, Conseiller (anglais) cellulaire : (819) 441-8006

Tony Wawatie, Porte-parole (anglais) cellulaire : (819) 355-3662 téléphone : (819) 435-2181

Michel Thusky, Porte-parole (français) téléphone : (819) 435-2171

lundi 28 juillet 2014

COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Les Algonquins voient dans la décision Tsilhquot’in la confirmation du titre foncier de la Première Nation sur les territoires des ententes de gestion territoriale conclues avec le Canada et le Québec


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les Algonquins voient dans la décision Tsilhquot’in la confirmation du titre foncier de la Première Nation sur les territoires des ententes de gestion territoriale conclues avec le Canada et le Québec

(Kitiganik, Territoire algonquin /28 juillet 2014) Le 26 juin 2014, la Cour suprême du Canada a rendu la décision Tsilhqot’in qui reconnait le titre foncier de la Nation Tsilhqot’in sur une large part de son territoire traditionnel. Dans cette décision, le plus haut tribunal du pays a aussi défini le cadre pour l’établissement des titres fonciers des Premières Nations au Canada. 

L’ancien chef coutumier de Lac-Barrière, Jean Maurice Matchewan, a déclaré “J’ai négocié et signé l’entente trilatérale de 1991 au nom de notre communauté pour garantir que notre territoire traditionnel —sur lequel nous vivons depuis des milliers d’années —soit géré de manière durable selon des principes de conservation des ressources naturelles et de protection de notre mode de vie. Nous étions et sommes toujours en désaccord avec la politique actuelle des revendications territoriales globales du Canada qui exigerait l’abolition de notre titre et de nos droits de Autochtones.  L’entente trilatérale constituait une alternative à la politique canadienne injuste des revendications territoriales. Nous savons maintenant que notre communauté répond aux critères juridiques de la décision Tsilhqot’in pour prouver le titre autochtone et que les ententes de gestion territoriale que nous avons signées avec le Canada et le Québec en 1991 et 1998 ainsi que les études menées dans le cadre de ces ententes, font désormais partie de la preuve de notre titre et de nos droits de Première Nation sur le territoire de l’entente trilatérale .”

Le chef Casey Ratt des Algonquins de Lac-Barrière a déclaré “La cause Tsilhqot’in confirme que la décision de notre communauté de conclure des ententes de gestion territoriale avec le Canada et le Québec faisait partie de leur obligation de consulter et d’accommoder notre communauté en matière de droits et de titre Autochtones. Nous nous attendons pleinement à ce que le Canada et le Québec préservent cet “honneur de la Couronne” dont on entend parler mais que l’on ne voit jamais et que les gouvernements honorent l’esprit et la lettre des ententes de 1991 et 1998 en négociant un accord avec notre communauté afin de mettre en oeuvre les recommandations conjointes des anciens ministres québécois, John Ciaccia et Clifford Lincoln.”

M. Clifford Lincoln, représentant spécial et négociateur pour les Algonquins de Lac- Barrière a conclu en déclarant “cela fait plus de huit ans que M. Ciaccia et moi avons remis nos recommandations conjointes au Cabinet du Québec et j’attribue une bonne part des troubles qui agitent la communauté au sujet du leadership, aux retards survenus dans la négociation d’un accord sur la mise en oeuvre de nos recommandations. Le Québec a continué d’autoriser l’exploitation forestière sur le territoire de l’entente trilatérale ainsi que d’autres activités de développement qui ont un impact négatif sur les Algonquins de Lac-Barrière et leur mode de vie. Toutefois, les Algonquins n’en retirent aucun profit et ils ne sont pas impliqués dans les décisions concernant la gestion des ressources, tel que prévu par les ententes signées avec les gouvernements fédéral et québécois. Suite à la décision Tsilhqot’in, le gouvernement du Québec se doit de réagir rapidement pour donner un signe concret de son intention de négocier un accord pour la mise en oeuvre des recommandations conjointes que M. Ciaccia et moi avons remises il y a plus de huit ans.”

L’an dernier, le ministre québécois des Ressources naturelle — sans veritable consultation des Algonquins de Lac-Barrière — a émis des permis de coupe pour la campagne d’exploitation 2013-14 à Produits forestiers Resolute et à d’autres grandes compagnies d’exploitation forestière qui ont ensuite effectué de vastes coupes à blanc durant l’été et l’automne jusqu’ à ce que les Algonquins arrêtent la coupe non autorisée qui se faisait en violation des ententes signées avec la Première Nation en 1991 et 1998. 

Produits forestiers Resolute et d’autres compagnies d’exploitation forestière ont déjà gravement endommagé de nombreuses zones sensibles sur le territoire de l’entente trilatérale de Lac-Barrière, y compris des sites sensibles dont le ministère québécois des Ressources naturelles et les compagnies forestières connaissaient l’importance culturelle et écologique particulière.

Les Algonquins ont redéfini avec le Québec des mesures en vue d’un processus harmonisé d’identification et de protection des sites culturels et écologiques. Le gouvernement du Québec s’est maintenant engagé à reprendre les négociations avec les Algonquins de Lac-Barrière afin de mettre en oeuvre les sept recommandations du rapport Ciaccia-Lincoln. Les Algonquins de Lac-Barrière ont l’intention de veiller à ce que ces négociations débutent sans retard après les élections du 9 août 2014. 

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Pour d’autres informations, veuillez contacter: 

Chef Casey Ratt                                      Cell: (819) 441-8002
Norman Matchewan, conseiller Cell: (819) 441-8006
Tony Wawatie, porte-parole                       Cell: (819) 355-3662
Michel Thusky , porte-parole francophone Téléphone: (819) 435-2171


Pour DOCUMENT D’INFORMATION ENTENTES TRILATÉRALE DE 1991 ET BILATÉRALE DE 1998: http://bit.ly/1thCKhg


lundi 16 décembre 2013

Le Ministère des Ressources naturelles accepte un processus pour protéger des zones sensibles des coupes forestières: prochaine étape, la mise en œuvre des accords historiques sur la cogestion et le partage des revenus

(Kitiganik, Territoire algonquin, le 16 décembre 2013) Suite à l’installation d’un camp de protection par des membres de la communauté algonquine de Lac Barrière afin de dénoncer les coupes à blanc faites à l'intérieur des zones sensibles du territoire, le Ministère des Ressources naturelles du Québec a accepté de respecter un processus d’harmonisation des opérations forestières avec l’utilisation traditionnelle du territoire par la communauté – processus qui a été négocié entre les parties dans les années 1990. Appelé le processus des « mesures d’harmonisation », il requiert une visite par les Algonquins de Lac Barrière des terrains où des coupes sont projetées et une identification de zones tampons à superficies variables qui serviront à protéger les sites d'importances culturelle ou écologique.

Sans avoir consulté la communauté de façon sérieuse et efficace, le Ministère des Ressources naturelles du Québec avait délivré des permis d'exploitation pour l’année 2013-2014 à la société Produits Forestiers Résolu et à d’autres compagnies forestières importantes. À partir de l'été, ces compagnies ont procédé à des coupes à blanc sur de vastes portions du territoire. Les coupes ont duré jusqu'à la fin du mois de novembre lorsque les Algonquins ont mis un frein aux opérations forestières non autorisées faites en violation des accords signés avec la Première nation de Lac Barrière.

Produits Forestiers Résolu et les autres compagnies ont déjà endommagé plusieurs zones sensibles sur le territoire couvert par l’accord trilatéral de 1991.

La récente décision du ministre des Ressources naturelles M. Pierre Ménard de respecter le Protocole forestier et les politiques relatives aux zones tampons accorde aux Algonquins assez de temps pour visiter les terrains où des coupes sont projetées pour l'année d'exploitation 2013-2014 et identifier des zones tampons autour des sites d'importances culturelle ou écologique pour ce peuple algonquin.

Les Algonquins de Lac Barrière ont l'intention de faire en sorte que l'engagement pris par la ministre aux Affaires autochtones Élizabeth Larouche soit respecté et qu'une table de négociation soit mise sur pied au début l'année 2014 avec la participation active de tous les départements responsables de la mise en application des recommandations soumises en 2006 par John Ciaccia et Clifford Lincoln.

Les recommandations bilatérales de Ciaccia-Lincoln sont le résultat d'un processus de négociation intensif entre les Algonquins de Lac Barrière et Québec sous l'accord trilatéral de 1991 et l'accord bilatéral de 1998 qui implique notamment une cogestion du territoire et un partage des revenus de l'exploitation naturelle. 

Les Algonquins ont défait leur camp de protection du territoire à l'intérieur de la réserve faunique de La Vérendrye dans le secteur Poignan, mais continuent à surveiller le territoire pour éviter les dommages causés par des travaux forestiers non autorisés aux sites culturels et écologiques et pour s'assurer que le processus des mesures d'harmonisation tel que négocié soit complété pour les zones visées par l'exploitation forestière de 2013-3014.


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Pour plus d'information:

Chef Casey Ratt Cell: (819) 441-8002
Norman Matchewan, Conseiller Cell: (819) 441-8006
Tony Wawatie, porte-parole Cell: (819) 527-7343
Michel Thusky, porte-parole (en français) Téléphone: (819) 435-2171

lundi 9 décembre 2013

Des Algonquins intallent un camp de protection de sites culturels et de sites d’importance critique pour la faune; en opposition à du déboisement destructif dans le Parc de La Vérendrye

(Kitiganik, Territoire algonquin, le 9 décembre 2013) Le printemps dernier, le Ministère des ressources naturelles a donné des permis – sans consultation réelle avec les Algonquins du Lac Barrière – à Produits Forestiers Résolu et à d’autres grandes compagnies forestières. Celles-ci ont entrepris de la coupe à blanc sur de vastes sections de forêt durant l’été et l’automne. La semaine dernière, des Algonquins ont arrêté cette coupe non autorisée qui contrevient aux accords signés avec la Première Nation.

Résolu et les autres compagnies forestières ont déjà causé des dommages à plusieurs lieux sensibles du territoire couvert par l’Accord trilatéral signé par les Algonquins du Lac Barrière et les gouvernements canadien et québécois. Le Ministère des ressources naturelles et les compagnies étaient déjà au courant de l’importance culturelle ou écologique de ces lieux sensibles.

Aujourd’hui, les Algonquins ont érigé un campement de protection dans la réserve faunique, dans le secteur Poigan, afin d’empêcher que le déboisement non autorisé cause des dommages à des sites culturels algonquins et à des habitats d’importance critique pour la faune. Et ce, jusqu’au rétablissement d’un protocole de mesures d’harmonisation qui a déjà été convenu. Les Algonquins du Lac Barrière demandent que le gouvernement du Québec prenne les mesures suivantes :

1. Leur permettre de participer au processus d’établissement de mesures d’harmonisation afin d’identifier et de protéger des sites culturels et écologiques.

2. Que les gouvernements respectent l’accord phare trilatéral de 1991 et l’accord lié de 1998 fait avec le Québec concernant la co-gestion et le partage des revenus provenant des ressources, parmi d’autres enjeux.

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Pour des informations complémentaires, veuillez communiquer avec :

Casey Ratt, Chef Cell: (819) 441-8002
Norman Matchewan, Conseiller Cell: (819) 441-8002
Tony Wawatie, personne contact Cell: (819) 527-7343
Michel Thusky (français), personne contact Telephone: (819) 435-2171


mardi 3 décembre 2013

Les Algonquins De Lac Barrière Mettent Arrêt à des Oppérations Forestières Non-autorizés Sur Leur Territoire, Et Ce Jusqu'à Ce Que Les Accords Soient Respectés




Lac Barrière, Québec / - Aujoud'hui les Algonquins de Lac Barrière utilisent des méthodes non-violentes pour bloquer des oppérations forestières dévastatrices sur leur territoire dans l'ouest du Québec.

Ce 24 novembre dernier, le Chef et la Conseil de la communauté ont envoyé une lettre à la Gouvernement du Québec, lui demandant de respecter des accords signées avec le Lac Barrière, ce qui sont sensées empècher de la coupe forestière sur des lieux d'importance écologique ou culturel.

« Nous essayons de protéger et de prendre soin de la territoire et des eaux pour des générations futures de la société autochone et non-autochtone » explique Norman Matchewan, un conseillé de la communauté.

En 1991, le Lac Barrière a signé l'Accord trilatéral, d'une importance historique, avec les gouvernements du Québec et du Canada. Il visait l'établissement d'un système sans précédent de gestion durable de plus de 10 000 kilomètres carrés de territoire traditionnel qui n'a jamais été cédé.

En 1998, le Lac Barrière et le Québec on signé un accord subséquent, pour la négociation du co-gestion de la territoire, pour le partage de revenus provenant de ressources, et pour des raisons liés.

Les gouvernements du Québec et du Canada refusent de respecter les accords de 1991 et 1998 et permetent aux compagnies forestières de faire de la coupe à blanc sur des énormes tracts de terre, et ceci sans consultation avec la communauté.

Il y a trois semaines, la Sureté du Québec ont rendu visite au Chef de Lac Barrière, Casey Ratt, le samedi matin, chez-lui.

Dans une lettre au gouvernement du Québec, le chef et le conseil de la communauté écrivent : « Lorsque nous essayons avec nos modestes moyens de protéger nos ressources d'exploitation injuste, vous assurez que le Sureté du Québec sont présents pour nous intimider, ce qui se traduit en journées en court et souvent en peines en emprisonnement. »

« Nous utiliserons tous nos moyens, bien qu'ils soient limités, pour protéger notre territoire et nos sites culturels, même si cela implique à nouveau les tactiques de bras de fer de la Sureté du Québec. Nous sommes prêts à faire face aux conséquences », ils enchainent.

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Personne contact pour les médias: Norman Matchewan 819-441-8006

mercredi 27 novembre 2013

Situation urgente; événement mardi soir; pétition


Encore une fois, le gouvernement du Québec permet à des grandes compagnies forestières de faire des coupes à blanc de sites sensibles sur le territoire des Algonquins du Lac Barrière, incluant sur des sites qu'ils savent être particulièrement importants au niveau écologique et culturel. Ils essayent en plus de permettre à une compagnie minière de procéder vers l'ouverture d'une mine de cuivre et de nickel.

Dans un lettre au gouvernement du Québec envoyée le 24 novembre dernier, le leadership de la communauté écrit « Nous utiliserons tous nos moyens, bien qu'ils soient limités, pour protéger notre territoire et nos sites culturels, même si cela implique à nouveau les tactiques de bras de fer de la Sureté du Québec. Nous sommes prêts à faire face aux conséquences ».

Événement :
Quand : Le mardi 3 décembre, à 18h.
Où : 2149, rue Mackay, (entre Sherbrooke Ouest et de Maisonneuve Ouest) Montréal. Voir aussi l'événement Facebook
Qui : Michel Thusky, un ainé respecté de la communauté, nous présentera la situation actuelle dans le contexte des luttes de la communauté. Russel Diabo, un analyste Mohawk qui a travaillé plusieurs années avec la communauté, prenda également parole. En plus, deux très courtes vidéos seront présentées. Veuillez vous joindre à nous pour découvrir comment vous pouvez appuyer la communauté. La présentation de Michel se fera en français, celui de Russel en Anglais. De la traduction chuchotée sera disponible.

La garde d'enfants sur place est offerte, mais il faut nous écrire plus de 24 h à l'avance à barrierelakesolidarity@gmail.com.

Pétition :
Réclamez que le gouvernement du Québec tienne ses promesses. Offrez votre appui à la demande de la communauté d'un arrêt des coupes à blanc, immédiatement et ce jusqu’à ce que les accords avec la communauté soient respectés et les sites sensibles ainsi protégés :

http://you.leadnow.ca/petitions/a-la-premiere-ministre-du-quebec-arretez-les-coupe-a-blanc-sur-les-terres-du-lac-barriere

Merci de promouvoir cette pétition dans vos réseaux.

Contexte :
Face à un manque de respect de la part des gouvernements et à l'avidité des compagnies, la petite Première Nation Algonquine du Lac Barrière, au nord-ouest du Québec, lutte depuis des décennies pour donner vie à leur vision de coexistence et de durabilité – pour les générations futures, Autochtones et non-autochtones.

Ils ont signé l'historique Accord trilatéral avec le Québec et le Canada en 1991, afin d'établir un système sans précédent de gestion durable sur 10 000 kilomètres carrés de leur territoire traditionnel. Le Lac Barrière n'a jamais cédé ses territoires, sur lesquels ils exercent titre et droits autochtones.

Mais le Québec et le Canada refusent de respecter l’Accord trilatéral qu'ils ont signé avec la communauté. Ils savent que d'autres Premières Nations pourraient y voir un modèle pour la protection de leurs terres et de leurs eaux.

Conflits autour de la coupe à blanc :
Quelques énormes compagnies forestières – telles que Eacom (anciennement Domtar), Louisiana Pacific, et Produits Forestiers Résolu (anciennement AbitibiBowater) – travaillent avec le gouvernement du Québec pour miner l'Accord trilatéral et pour saccager le territoire des Algonquins du Lac Barrière. Une injonction permanente, accordée à Résolu par la Cour supérieure du Québec l'année dernière, menace les membres de la communauté d'emprisonnement s'ils bloquent la destruction de tout site.

Le gouvernement du Québec a également accordé des permis à Eacom et à Louisiana Pacific, qui ont fait des coupes à blanc cette automne et qui vont bientôt faire de la coupe hivernale proche de la réserve de Lac Barrière, à Lac Rapide.

Pendant plusieurs années, certains sites qui sont d'une importance particulière à la communauté de Lac Barrière se sont fait exemptés de la coupe à blanc, sous des mesures découlant de l'Accord trilatéral. Ces mesures (qui ne sont pas respectées à l'heure actuelle) permettent de la coupe à certains endroits, tout en préservant des lieux importants pour certains animaux, des cabanes de chasse, des sites sacrés, et d'autres sites d'importance culturelle.

La Sureté du Québec a déjà rendu visite au Chef actuel de la communauté Casey Ratt, chez lui, pour demander quelles actions seront posées par la communauté. Cette pratique, tout comme d’autres exemples plus extrêmes d'harcèlement, sont devenus une procédure standard pour les gouvernements du Québec et du Canada, qui ont régulièrement envoyé des forces de police pour agir en tant que sécurité privée des compagnies forestières. Deux mois de prison ont d'ailleurs été imposés à un ancien chef du Lac Barrière, pour sa participation dans des actions de blocus non-violentes.

Le Lac Barrière demande que toute coupe forestière cesse jusqu'à ce que l'Accord trilatéral soit respecté.

Conflits avec les compagnies minières :
Copper One est une compagnie qui cherche à ouvrir une mine de cuivre et de nickel proche du cœur des territoires de chasse et de pêche de certaines familles du Lac Barrière. La communauté s'oppose à la mine.

En 2011, la compagnie qui faisait préalablement l'exploration a vendu ses parts du projet, après que le Lac Barrière ait mené des blocus non-violents et une campagne qui a sapé l'appui des actionnaires de la compagnie.

La plus récente compagnie essayant d'ouvrir une mine est financée par Forbes & Manhattan, une banque marchande internationale qui investit dans des projets d'énergie sale et d’extraction de ressources, souvent dans des pays en conflit. Ils ont essayé, par exemple, d'acheter la production du pétrole iraquien lorsque le pays était sous le contrôle des États-Unis.

Forbes & Manhattan a tenté d'acheter l'appui de la communauté en leur offrant 50 % des actions de Copper One, des sièges sur son conseil d'administration, et de l'embauche de membres de la communauté en tant que gestionnaires de la compagnie. Récemment, un représentant de l’entreprise a offert 50 000 $ pour qu'une réunion soit tenue entre la compagnie et le Lac Barrière.

Les promesses de la compagnie vont au-delà de tout qui a déjà été vu dans le cadre d’accords avec des Premières Nations, mais le Lac Barrière refuse de se faire acheter et s'oppose catégoriquement à la mine.

mardi 26 novembre 2013

Déclaration du chef et conseil des Michikanibikok Inik contre la nouvelle exploitation forestière

Déclaration du chef et conseil des Michikanibikok Inik contre la nouvelle exploitation forestière


 Les Algonquins du Lac Barrière préparent de nouveau à résister à l'exploitation forestière illégale dans leur territoire. Le chef et conseil de la Première Nation Michikanibikok Inik (Les Algonquins de Lac Barrière) ont envoyé une déclaration au   gouvernement du Québec condamnant l'émission des permis sans aucun consentement.

Des nouvelles coupes à blanc ont été découverts dans le territoire traditionnel des Algonquins du Lac Barrière. Tous déteneurs des permis émis par le Ministère des ressources naturels du Québec, Eacom (anciennement Domtar), Louisiana Pacific et Produits Forestiers Résolu (anciennement AbitibiBowater) ont commencé à travailler sur le territoire de Lac Barrière, sans consulter les Michikanibikok Inik Algonquins, en violation directe de l'Accord Trilatéral de 1991. Québec refuse d'honorer cet accord historique qui vise à établir un système de développement durable et d'éco-gestion sans précédent sur les 10 000 kilomètres carrés du territoire traditionnel non-cédé.

Une injonction permanente a été accordée par les tribunaux du Québec à Produits Forestiers Resolu (Resolute Forest Products) l'été dernier menace encore les Algonquins du Lac Barrière avec l'emprisonnement s'ils intérompent le travail de ces multi-nationelles. Un camp d'action a été érigé dans le chemin de l'exploitation l'été dernier, ce qui interrompait brièvement la destruction de sites sacrés et des sites environnementalement sensibles dans la région Poigan. Cette semaine, la communauté à découvert que Resolute dépassait leurs limites de coupe imposées lors des négociations d'urgence du MRN et les Algonquins. Des ravages d'orignaux, des tanières d'ours, des sites sacrés, des lieux d'offrandes et des sites historiques qu'un aîné de la communauté, avait identifié l'année dernière ont tout été détruits.


COMMENT AGIR ET EN APPRENDRE PLUS:

Lisez la déclaration du Chef Casey Ratt and le conseil (24 nov. 2013)

Signez la pétition: ARRÊTEZ LES COUPES À BLANC SANS DANS LE TERRITOIRE DES ALGONQUINS DU LAC BARRIÈRE SANS LEUR CONSENTEMENT


Assistez un discours donné par l'aîné Michel Thuskey à Montréal. [Des détailles à venir bientôt]



Photos: Norm Matchewan

Contacts:
Norm Matchewan (Média anglophone) – 918-441-8006
Michel Thusky (Média francophone) – 819-435-2171