lundi 2 février 2015

COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Les Algonquins du Lac Barrière intentent une poursuite judiciaire contre le gouvernement du Canada et contre les séquestres-administrateurs

(Kitiganik, Territoire Algonquin/3 février 2015) Le Chef et le Conseil des Algonquins du Lac Barrière ont intenté vendredi dernier une poursuite judiciaire contre le gouvernement du Canada et contre l’ancien séquestre-administrateur de la communauté, BDO Canada LLP et l’actuel séquestre-administrateur, Hartel Financial Management Corporation. L’action en justice réclame les dommages subis par les Algonquins du Lac Barrière à cause du gouvernement fédéral et des séquestres-administrateurs de part leur mauvaise gestion et la rétention de fonds destinés à la communauté et ses membres. Entre autre, ceci inclut des frais d’honoraires exorbitants payés aux séquestres-administrateurs à partir des ressources financières du Lac Barrière. Les « services » effectués par les séquestres-administrateurs n’ont pas aidé les membres de la communauté – ils leur ont été plutôt nuisibles et ont été un obstacle à nos efforts d’amélioration des services administratifs, financiers et de gouvernance que nous offrons à notre communauté.

Les membres de notre communauté continuent à vivre dans des conditions similaires à celles du tiers-monde, malgré l’immense richesse dérivée de l’extraction des ressources naturelles de notre territoire traditionnel. Nos routes, nos infrastructures d’eau et d’électricité, nos écoles ainsi que nos services sociaux sont gravement sous-financés, comparativement aux moyens disponibles pour les Canadiens vivant hors des communautés des Premières Nations.

Les dirigeants et le gouvernement du Lac Barrière ont travaillé sans relâche pour reprendre les rênes de nos propres finances et de notre propre gouvernance, mais le gouvernement du Canada et les séquestres-administrateurs nous ont constamment refusé l’accès aux renseignements essentiels pour le faire. Nos nombreuses demandes écrites et verbales réclamant des renseignements les plus élémentaires sur nos propres finances ont tout simplement été ignorées.

Après avoir placé le Lac Barrière sous la tutelle de séquestres-administrateurs pendant plus que huit années, le gouvernement du Canada soutient que nous sommes « en demeure » d’une entente de financement qui nous a été imposée. Le gouvernement du Lac Barrière n’a eu quasiment aucun contrôle sur ses propres finances ni même d’information à ce propos pendant toutes ces années. Si nous nous trouvons aujourd’hui à être « en demeure », il est clair que la faute revient d’une part au sous-financement chronique accordé par le gouvernement du Canada, et d’autre part à l’incapacité des séquestres-administrateurs de gérer correctement nos finances et ce dans l’intérêt de la communauté et de ses membres. Mais le gouvernement du Canada prétend aujourd’hui qu’en ayant manqué à l’obligation de fournir des données financières, données qui se trouvent entre les mains des séquestres-administrateurs et hors de notre portée, nous nous trouvons en violation de la Loi sur la transparence financière des Premières Nations.

Les séquestres-administrateurs administrent les fonds du Lac Barrière en fiducie, et se trouvent donc dans l’obligation de gérer ces fonds dans l’intérêt de la communauté. Mais en réalité, notre communauté a, depuis plus que huit ans, gravement souffert sous ce régime de séquestres-administrateurs. Ne possédant aucun pouvoir quant à nos finances, nous avons été à la merci d’une succession de gestionnaires qui ont ignoré nos demandes raisonnables de divulgation de renseignements, ont fait refuser des chèques à nos fournisseurs et se sont ingérés dans nos relations économiques avec ceux-ci, ont renvoyé et recruté des employés sans en avoir l’autorisation, et ont prouvé par leur comportement qu’ils étaient de toute évidence indifférents aux intérêts et au bien-être de notre communauté ainsi qu’à son avenir. Ce sont ces mêmes comptables qui ont facturé des millions de dollars en frais d’honoraires, payés par les finances du Lac Barrière sans notre consentement. Les membres de notre communauté continuent de vivre dans des conditions similaires à celles du tiers-monde.

Ces millions de dollars versés aux séquestres-administrateurs comme honoraires auraient pu être utilisés pour que le Lac Barrière embauche son propre personnel de comptabilité, d’administration et de gestion de finances. Ces millions auraient pu être utilisés par le Lac Barrière pour améliorer les infrastructures de la communauté et les services livrés à ses membres. Au lieu de ça, cet argent a été versé à des administrateurs travaillant dans des bureaux à des centaines ou des milliers de kilomètres de notre communauté, qui ne répondent pas de notre communauté, et qui n’ont aucun intérêt à nous faire sortir d’une situation d’être en demeure – car c’est justement ce statut d’être « en demeure » qui leur assure des contrats renouvelés de la part du gouvernement du Canada.

Nous avons à plusieurs reprises tenté d’aborder notre situation avec le gouvernement du Canada, et avons demandé que la gestion par des séquestres-administrateurs – une gestion qui nous a été imposée – cesse. Devant l’échec, nous avons réclamé un appui pour prendre les mesures jugées nécessaires par le Canada pour nous faire sortir de la tutelle par séquestre-administrateur. Le gouvernement du Canada, par le biais du Ministre Valcourt, a ignoré ou refusé d’accéder à ces demandes.

Malheureusement, nous n’avons pas d’autres choix que de poursuivre en justice le gouvernement du Canada et les séquestres-administrateurs pour les dommages encourus depuis huit ans, et ce parce que notre argent nous a été enlevé sans notre consentement, notre autonomie et capacité à nous gouverner nous-mêmes nous ont été retirées, nos capacités d’infrastructure et d’administration ont été réduites, et notre réputation comme communauté a été ternie. Notre réclamation s’élève à 30 millions de dollars et représente les pertes enregistrées à cause de l’imposition de la gestion par des séquestres-administrateurs, de la négligence dans l’exécution de leurs tâches, et des nombreuses violations d’obligation fiduciaires du gouvernement du Canada et des séquestres-administrateurs envers le Lac Barrière. Si nous remportons ce procès, cette somme sera remise à la communauté, pour son bien-être, plutôt que de continuer à être versée à des comptables travaillant dans des villes lointaines.



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Pour plus d’information :

Casey Ratt, Chef Cell: (819) 441-8002

Tony Wawatie, Directeur général par interim Cell: (819) 355-3662

Michel Thusky, Porte-parole Telephone: (819) 435-2171 or (819) 334-4099

dimanche 1 février 2015

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jeudi 15 janvier 2015

COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Les Algonquins de Lac Barrière rendent hommage à l'héritage du juge Réjean Paul et adressent leurs condoléances à sa famille

(Kitiganik, Territoire Algonquin /15 janvier 2015) C'est avec tristesse que nous apprenons le décès du juge de la Cour supérieure du Québec Réjean Paul.

Notre Première Nation souhaite saisir l'occasion pour saluer le rôle qu'a joué le juge Paul à titre de médiateur avec notre Première Nation.

Le juge Paul a agi comme médiateur entre notre Première Nation et les gouvernements du Québec et du Canada afin de finaliser l'Entente trilatérale de 1991 relative à la cogestion des ressources naturelles sur notre territoire traditionnel avec le Québec et le Canada. Dans un rapport de médiation déposé par la suite en 1993 sur l'Entente trilatérale, le juge Paul écrivait que l'Entente trilatérale est un Traité.

Le juge Paul a aussi agi comme médiateur avec notre Première Nation durant les différends relatifs aux dirigeants, de 1996-97 et en 2007.

Le chef Casey Ratt s'exprimait en ces termes aujourd’hui: « Nous rendons hommage au travail du juge Réjean Paul avec notre Première Nation et nous nous souviendrons toujours de lui et des efforts qu'il a investis afin que notre Peuple puisse obtenir justice et maintenir notre système gouvernemental traditionnel. Nous adressons nos condoléances les plus sincères à la famille, amis et collègues du juge Paul. »

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Pour des informations supplémentaires, contactez:

Chef Casey Ratt Cellulaire: (819) 441-8002

Michel Thusky, porte-parole (français) Téléphone: (819) 435-2171

dimanche 21 décembre 2014

APPEL URGENT DE SOUTIEN: sanctions pour défaut de se soumettre à une loi sur la transparence financière des Premières Nations?

Le Ministère des Affaires indiennes poussent les familles Algonquines du Lac Barrière au bord de la famine, ne pouvant s’alimenter convenablement sans la liquidité nécessaire à leur survie.

Depuis les trois derniers mois, le ministère des Affaires autochtones a refusé d'émettre des chèques d'aide sociale pour 15 familles algonquines au Lac Barrière. Cela a affecté entre 50 à 60 personnes, dont 25 enfants. Affaires autochtones est conscient de la situation, mais n'a pas réussi à intervenir.

Le chef et le conseil au Lac Barrière se demandent si la non-conformité de la bande avec la Loi sur la transparence financière des Premières Nations est derrière cette négation brutale des fonds de l'aide sociale.

Le chef et le conseil au Lac Barrière n’ont pas présenté les états financiers consolidés requis par la Loi sur la transparence pour protester contre le manque de contrôle sur les dépenses de la bande de la bande. Comme punition pour non-conformité, le chef et un membre du Conseil n’ont pas été payés pour leur travail depuis le 27 Novembre 2014.

Lac Barrière a été sous la rubrique «Gestion de parties tierces" depuis 2006, qui autorise les comptables externes engagés par Affaires autochtones de reprendre le pouvoir discrétionnaire des finances de la bande et les dépenses.

Alors que l'hiver s’installe et la saison de Noël est à nos portes, il est extrêmement difficile pour ces familles et pour l'organe directeur de la bande de survivre sans aucune autre source de revenu. Nous appelons les communautés près ou de loin à fournir un soutien immédiat pour Lac Barrière en cette période de besoin.

Ce qui est nécessaire?

Nécessaires: farine, poudre de bouillon de cuisson, l'huile végétale, le riz, soupe de tomate, les tomates entières en conserve, sel, poivre, céréales, oeufs, de la bouillie, macaronis, pâtes, sauce pour pâtes, le pain blanc, le poulet et le boeuf, haricots blancs, haricots en conserve, margarine, pommes de terre (au moins £ 200), mélange à crêpes, sirop, pois secs, mac et le fromage. Tout autre produit en conserve et produits secs qui sont comestibles et non périssables.

Si vous êtes à Ottawa, s’il vous plaît, apporter des contributions à la First United Church au 347, chemin Richmond neuf heures 30-15h30, Décembre 21 - 27. Avant de délivrer une contribution, s’il vous plaît, appelez l'église au 613-232-1016 ou 613729-2647 pour leur faire savoir que vous venez. S’il vous plaît, mettre les marchandises à l'arrière de l'Église hors Madison Ave (une rue au nord de Richmond).

Si vous n'êtes pas à Ottawa, il est préférable de donner des fonds pour les familles afin qu’elles puissent acheter les articles nécessaires. S’il vous plaît donner généreusement par PayPal: https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=Q22YF238ACE5N

Vous pouvez également envoyer un message fort à travers son site web au ministre des Affaires autochtones, Bernard Valcourt: http://www.bernardvalcourtmp.ca/contactez/ or Courriel: Bernard.Valcourt@parl.gc.ca


Insister pour que:

(1) tous les paiements d'aide sociale - y compris les paiements de dos - soient effectuées immédiatement, et que le ministère travaillera avec le chef et le conseil pour s’assurer qu'aucun autre versement soient retenus; et

(2) que les exigences suivantes du gouvernement fédéral rencontrent celles de Lac Barrière, au sujet de la Loi sur la transparence:
  • chef et le conseil doivent être libres de nommer un vérificateur qualifié de leur choix;
  • chef et le conseil doivent avoir une voix décisive sur ce qui est inclus dans la vérification;
  • Un processus de règlement des différends équitable et transparent doit être initié pour traiter les opérations que le séquestre-administrateur des affaires autochtones a entreprises à ce jour sans la participation ou l'approbation de la bande.

vendredi 7 novembre 2014

Communiqué de presse: Les Algonquins sont prêts à passer à l'action

Nous ne serons plus ignorés” : Les Algonquins deLac Barrière endurent 8 ans d'inaction sur le plan de co-gestion Québec-Algonquin, prêts à agir

Kitiganik (Réserve de Rapid Lake), Québec – Il y a huit ans, en 2006, deux ex-ministres du Parti Libéral du Québec ont émis une série de recommandations au gouvernement québécois élaborant une vision, approuvée par tous les parties, de partage des recettes provenant des ressources naturels et de co-gestion sur nos terres algonquines non-cédées.

Conçus pour résoudre le conflit généré entre notre communauté, la province, et l'industrie à l'égard de l'exploitation non-durable des ressources de notre territoire traditionnel, les 'Recommandations Ciaccia-Lincoln' ont été écrits afin d'engager la problématique du manque d'infrastructure de base dans notre réserve.

Étant l'aboutissement d'un processus d'investigation et de négotiations, les recommandations sont publiées suite à la signature d'un Accord Trilatérale en 1991 entre notre bande, le Québec et le gouvernement fédéral. L'Accord Trilatérale est conçu pour nous permettre de participer de façon inconditionnelle au processus de décisions concernant l'utilisation de la terre et de ses ressources sur 10 000 kilomètres carrés de nos terres ancestrales. Le gouvernement du Canada a coupé sa partie du financement de ce projet novateur et il a paralysé le processus avant que les mesures d'harmonisation de l'utilisation territoriale entre les intérêts industriels et les gouvernements n'ont été mises en place. Un Accord Bilaterale a été signé en 1998 entre Lac Barrière et la province du Québec pour faire avancer le plan de co-gestion et d’aborder les autres besoins urgents. Jusqu'à présent, ce dernier non plus n'a pas réussi à tenir ses promesses.
Les “Ciaccia-Lincoln Recommandations” ont été développés par deux anciens ministres du gouvernement du Québec et ils ont le pouvoir de restaurer les relations et de mener l’implantation de nos plans innovateurs de co-gestion, basés sur des centaines d'heures de recherche culturelle et socio-économique.

Il y a quatre semaines, le Chef de Lac Barrière, Casey Ratt, a envoyé une lettre au Premier ministre Philippe Couillard et au Ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelly, quant aux échecs du gouvernement d’implanter les recommandations de Ciaccia-Lincoln, ce qui met en question l'état des opérations forestières situées dans l'ensemble du territoire inclut dans l'Accord Trilatéral. Du gouvernement, nous n'avons reçu qu'un long silence.

'Nous voyons dans ces accords la structure pour la négociation d'améliorations aux conditions dans notre communauté, ainsi qui l'avenir de notre peuple algonquin. Nous ne serons pas satisfaits tant qu'un accord incluant les “Ciaccia-Lincoln Recommandations” ne sera implanté, et que les gouvernements du Canada et du Québec reconnaissent explicitement nos droits et notre titre autochtone' a dit le Chef Casey Ratt.
Norman Matchewan, membre du conseil de bande a dit, “Nous ne serons plus ignorés. La décision Tsilhqot’in a confirmé notre juridiction sur ces terres. Nous n'avons jamais reculé devant l'adversité et nous ne commencerons pas aujourd'hui.'


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Porte parole:

Chief Casey Ratt: 819-441-8002

Michel Thusky, Ainé de la communauté (French and English Speaking): 819-334-4099 or 819-435-2171

Tony Wawatie, Interim Director-General: 819-355-3662

Norman Matchewan: 819-441-8006 


*** Pour plus d'informations sur les droits et le titre autochtone de Lac Barrière et leur Accord signé avec les gouvernements fédéraux et provinciaux, veuillez consulter le dossier présenté à Douglas Eyford, Répresentant spécial du gouvernement fédéral nommé à mener la consultation basée sur le règlement intérimaire de revendications territoriales globales, ce que Lac Barrière rejette pour les raisons mentionnées dans ce dossier.




mercredi 13 août 2014

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Négociations prévues entre Québec et le Chef et Conseil réélu sur l’implantation d’un accord historique de partage de revenus et de cogestion du territoire


(Kitiganik, Territoire Algonquin / le 14 août 2014) Suite à l'élection du 9 août 2014, le Chef Casey Ratt des Algonquins du Lac Barrière affirme ce qui suit : « Je souhaite transmettre, en mon nom et au nom du Conseil de bande, nos remerciements à tous ceux et celles qui ont participé aux élections. Je souhaite également exprimer notre reconnaissance pour le vote de confiance que représente ce nouveau mandat pour les membres du conseil et pour moi-même. Ce vote de confiance sera d’une aide importante dans la reprise de nos négociations Trilatérale avec les gouvernements du Québec et du Canada ».

Le gouvernement du Québec s’est engagé à reprendre les négociations sur les sept recommandations Ciaccia/Lincoln sur l'Accord Trilatéral de 1991 et l'Accord Bilatéral de 1998 le plus rapidement possible suivant les élections du 9 août dernier. Le Chef Ratt a ajouté : « Lors d’une récente conversation avec Geoffrey Kelley le ministre québécois responsable des Affaires autochtones, celui-ci a confirmé son intention d’aller de l’avant avec des négociations sérieuses sur les sept recommandations qui sont toujours en suspens ».

Ceci comprendrait, dans l’important secteur forestier, le recours permanent au régime, comme il en a déjà été question, des zones classées vertes, jaunes et rouges pour remplacer l’actuel système intérimaire insatisfaisant, litigieux et chronophage des Mesures d’harmonisation des opérations forestières avec notre mode de vie traditionnel.

Le Chef Ratt a conclu en soulignant que « notre intention a toujours été de travailler en harmonie et en coopération avec les principaux intervenants sur notre Territoire ancestral, tel que reconnu dans l’Accord trilatéral de 1991. Toutefois, il est essentiel que nos intérêts et l’intégrité de notre Territoire soient protégés à long terme et que nous recevons notre juste part dans la cogestion durable de nos ressources et les avantages économiques et d’une autre nature qui peuvent en découler ».

Les Chef et Conseil du Lac Barrière rencontreront les membres de la communauté qui manifestent présentement contre les opérations forestières à l’intérieur du territoire visé par l’Accord trilatéral pour aborder les enjeux dans le cadre de l’Accord Trilatéral et les Mesures d’harmonisation.

Les Chefs et Conseil rencontreront aussi les représentants des compagnies forestières touchées ainsi que le gouvernement du Québec, le tout dans une volonté de résoudre pacifiquement ce conflit.

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Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter:

Chef Casey Ratt (anglais) cellulaire : (819) 441-8002

Norman Matchewan, Conseiller (anglais) cellulaire : (819) 441-8006

Tony Wawatie, Porte-parole (anglais) cellulaire : (819) 355-3662 téléphone : (819) 435-2181

Michel Thusky, Porte-parole (français) téléphone : (819) 435-2171

lundi 28 juillet 2014

COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Les Algonquins voient dans la décision Tsilhquot’in la confirmation du titre foncier de la Première Nation sur les territoires des ententes de gestion territoriale conclues avec le Canada et le Québec


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les Algonquins voient dans la décision Tsilhquot’in la confirmation du titre foncier de la Première Nation sur les territoires des ententes de gestion territoriale conclues avec le Canada et le Québec

(Kitiganik, Territoire algonquin /28 juillet 2014) Le 26 juin 2014, la Cour suprême du Canada a rendu la décision Tsilhqot’in qui reconnait le titre foncier de la Nation Tsilhqot’in sur une large part de son territoire traditionnel. Dans cette décision, le plus haut tribunal du pays a aussi défini le cadre pour l’établissement des titres fonciers des Premières Nations au Canada. 

L’ancien chef coutumier de Lac-Barrière, Jean Maurice Matchewan, a déclaré “J’ai négocié et signé l’entente trilatérale de 1991 au nom de notre communauté pour garantir que notre territoire traditionnel —sur lequel nous vivons depuis des milliers d’années —soit géré de manière durable selon des principes de conservation des ressources naturelles et de protection de notre mode de vie. Nous étions et sommes toujours en désaccord avec la politique actuelle des revendications territoriales globales du Canada qui exigerait l’abolition de notre titre et de nos droits de Autochtones.  L’entente trilatérale constituait une alternative à la politique canadienne injuste des revendications territoriales. Nous savons maintenant que notre communauté répond aux critères juridiques de la décision Tsilhqot’in pour prouver le titre autochtone et que les ententes de gestion territoriale que nous avons signées avec le Canada et le Québec en 1991 et 1998 ainsi que les études menées dans le cadre de ces ententes, font désormais partie de la preuve de notre titre et de nos droits de Première Nation sur le territoire de l’entente trilatérale .”

Le chef Casey Ratt des Algonquins de Lac-Barrière a déclaré “La cause Tsilhqot’in confirme que la décision de notre communauté de conclure des ententes de gestion territoriale avec le Canada et le Québec faisait partie de leur obligation de consulter et d’accommoder notre communauté en matière de droits et de titre Autochtones. Nous nous attendons pleinement à ce que le Canada et le Québec préservent cet “honneur de la Couronne” dont on entend parler mais que l’on ne voit jamais et que les gouvernements honorent l’esprit et la lettre des ententes de 1991 et 1998 en négociant un accord avec notre communauté afin de mettre en oeuvre les recommandations conjointes des anciens ministres québécois, John Ciaccia et Clifford Lincoln.”

M. Clifford Lincoln, représentant spécial et négociateur pour les Algonquins de Lac- Barrière a conclu en déclarant “cela fait plus de huit ans que M. Ciaccia et moi avons remis nos recommandations conjointes au Cabinet du Québec et j’attribue une bonne part des troubles qui agitent la communauté au sujet du leadership, aux retards survenus dans la négociation d’un accord sur la mise en oeuvre de nos recommandations. Le Québec a continué d’autoriser l’exploitation forestière sur le territoire de l’entente trilatérale ainsi que d’autres activités de développement qui ont un impact négatif sur les Algonquins de Lac-Barrière et leur mode de vie. Toutefois, les Algonquins n’en retirent aucun profit et ils ne sont pas impliqués dans les décisions concernant la gestion des ressources, tel que prévu par les ententes signées avec les gouvernements fédéral et québécois. Suite à la décision Tsilhqot’in, le gouvernement du Québec se doit de réagir rapidement pour donner un signe concret de son intention de négocier un accord pour la mise en oeuvre des recommandations conjointes que M. Ciaccia et moi avons remises il y a plus de huit ans.”

L’an dernier, le ministre québécois des Ressources naturelle — sans veritable consultation des Algonquins de Lac-Barrière — a émis des permis de coupe pour la campagne d’exploitation 2013-14 à Produits forestiers Resolute et à d’autres grandes compagnies d’exploitation forestière qui ont ensuite effectué de vastes coupes à blanc durant l’été et l’automne jusqu’ à ce que les Algonquins arrêtent la coupe non autorisée qui se faisait en violation des ententes signées avec la Première Nation en 1991 et 1998. 

Produits forestiers Resolute et d’autres compagnies d’exploitation forestière ont déjà gravement endommagé de nombreuses zones sensibles sur le territoire de l’entente trilatérale de Lac-Barrière, y compris des sites sensibles dont le ministère québécois des Ressources naturelles et les compagnies forestières connaissaient l’importance culturelle et écologique particulière.

Les Algonquins ont redéfini avec le Québec des mesures en vue d’un processus harmonisé d’identification et de protection des sites culturels et écologiques. Le gouvernement du Québec s’est maintenant engagé à reprendre les négociations avec les Algonquins de Lac-Barrière afin de mettre en oeuvre les sept recommandations du rapport Ciaccia-Lincoln. Les Algonquins de Lac-Barrière ont l’intention de veiller à ce que ces négociations débutent sans retard après les élections du 9 août 2014. 

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Pour d’autres informations, veuillez contacter: 

Chef Casey Ratt                                      Cell: (819) 441-8002
Norman Matchewan, conseiller Cell: (819) 441-8006
Tony Wawatie, porte-parole                       Cell: (819) 355-3662
Michel Thusky , porte-parole francophone Téléphone: (819) 435-2171


Pour DOCUMENT D’INFORMATION ENTENTES TRILATÉRALE DE 1991 ET BILATÉRALE DE 1998: http://bit.ly/1thCKhg