jeudi 9 octobre 2008

Le Canada et le Québec se servent de l'unité anti-émeute, de gaz lacrymogène et de techniques de "sous peine de douleur" sur des Algonquins

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Mercredi, le 8 octobre, 2008

Le Canada et le Québec se servent de l'unité anti-émeute, de gaz lacrymogène et de techniques de "sous peine de douleur" sur des familles pacifiques algonquines pour éviter toutes négociations: "sous peine de douleur" décrit parfaitement la politique sur les autochtones du parti conservateur, affirment des porte-paroles de la communauté

Kitiganik/Lac Rapide, Territoire Algonquin - Lundi après-midi, les gouvernements conservateur et du Québec ont utilisé leur unité anti-émeute, du gaz lacrymogène et des techniques de "sous peine de douleur" pour mettre fin à un blocus pacifique érigé par des familles du Lac Barrière, au lieu de négocier selon la demande de la communauté. Le blocus sur la route 117 dans le nord-ouest québécois a débuté lundi matin à 6 h, avec près de 100 personnes de tous les âges ainsi que leurs sympathisants vouant d'y demeurer jusqu'à ce que les gouvernements canadien conservateur et provincial respectent les ententes signées et le système coutumier de gouvernance de cette communauté. Vers 16 h, sans avertissement et provocation, près de soixante agents provinciaux et de l'unité anti-émeute ont entouré les familles qui finissaient de manger et ont lancé des bombes lacrymogène dans la foule ou se trouvaient des aénés et des enfants. La Sureté du Quèbec pretend erronement que les Algonquins leur lancaient du ciment. Un homme atteint par une des bombes fut hospitalisé mardi matin et une fille handicappée recut de l'oxygéne à un centre medical local.

"Nos revendications sont raisonnables", affirme Norman Matchewan, porte-parole qui fut récemment le sujet de commentaires racistes par l'assistante du Ministre Lawrence Cannon durant cette campagne électorale. "Nous demandons simplement que le gouvernement respecte les ententes conclues avec nous et qu'il arrête de s'ingérer dans notre système coutumier de gouvernance. Le message reçu aujourd'hui indique que Stephen Harper et Jean Charest ne veulent même pas joueur par leurs propres règles".

"Nous ne tolérerons pas ces violations brutales à nos droits", ajoute Matchewan. "L'exploitation forestière ne sera pas permise sur notre territoire faisant partie de l'accord trilatéral et nous poursuivrons avec d'autres mesures directes non-violentes".

Neuf personnes dont une femme âgée, une femme enceinte et deux mineurs ont été arrêtées brutalement. Pendant qu'une file d'agents obstruaient la vue à des observateurs du "Christian Peacemaker Teams", d'autres agents ont utilisé des techniques de "conformité sous peine de douleur" sur les manifestants qui s'étaient liés à des barils remplis de ciment; ils ont tordu des bras et ont disloqué des mâchoires, les laissant avec des figures contusionnées et ayant de la difficulté à avaler.

"Durant cette élection, les conservateurs nous ont qualifiés d'alcooliques et ont traité la majorité de nos membres de "dissidents", affirme Michel Thusky, un autre porte-parole de la communauté, se référant à un article d'opinion publié dans les journaux régionaux par le Ministre Cannon. "Maintenant, les gouvernements ont choisi la violence au lieu de respecter leurs obligations fondamentales envers notre communauté". 'Conformité sous peine de douleur' est la meilleure description de la politique sur les autochtones du parti conservateur".

Les membres de la communauté du Lac Barrière avaient promis de maintenir le blocus jusqu'à ce que le gouvernement canadien respecte l'accord trilatéral de 1991. Cet accord fut loué par les Nations Unies et la Commission Royale sur les Peuples Autochtones comme étant un projet de paritarisme de développement durable des ressources. Afin de stopper l'ingérence du gouvernement fédéral dans leur système coutumier de gouvernance, ils veulent que ce gouvernement nomme des observateurs pour témoigner l'investiture du leadership selon leur code de sélection codifié, en respecte les résultats et finalement, cesse leur ingérence dans leur gouvernement interne.

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Pour video, contactez barrierelakesolidarity@gmail.com

Contacts médiatiques:

Michel Thusky, porte-parole du Lac Barrière: (819) 435-2171,

Marylynn Poucachiche, porte-parole du Lac Barrière (en anglais) (819) 435 – 2142

Norman Matchewan, porte-parole du Lac Barrière (en anglais) (819) 435 - 2299

1 commentaire:

Hagouchonda a dit...

C'est infâme! Au lieu de jouer de la mattraque ils devraient respecter leurs engagements. La mauvaise fois des gouvernements est vraiement incroyable dans cette affaire là.

Au lieu de se mêler de la gouvernance des peuples authoctones ils devraient plutôt s'occuper sérieusement de la leur et s'inspiré des façons de l'Île de la Tortue. Par ce que c'est vraiement pas fort...

Bon courage, je suis de tout coeur avec vous!